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Histoire du vin Minervois

L’histoire du vignoble languedocien commence avec les Grecs plusieurs époques avant notre ère, lorsqu’ils y introduisirent la vigne au Ve siècle av. Et c’est comme beaucoup d’autres vignobles français qu’il décolle vraiment sous l’impulsion des Romains.

Les racines de la vinification au cœur du Minervois français…

Découvrez la riche histoire de la production viticole dans le Minervois

Les traces humaines des vins Minervois remontent très loin. Bien avant notre jugement, l’homme des cavernes vivait ici. Avec l’arrivée des Romains, toute la région s’intéresse à la viticulture. Les premières plantations se font dans les plaines. Le Haut Minervois ne se développera que plus tard, sous l’influence des moines. Le Minervois a personnellement vécu la violence de Simon de Montfort et la Croisade Cathare. Minerve était un centre cathare et le siège de la ville est une page noire dans l’histoire de l’Occitanie.

La vigne est arrivé dans la région d’Agde avec les Grecs au 6ème siècle avant JC. Il a été de Minerve que toute cette région a été christianisée par Saint Rusticus. le l’autel de marbre blanc consacré en 456 par cet évêque de Narbonne reste le Témoin. La viticulture s’est développée jusqu’à la fin de l’Empire romain, mais par la suite décliné.

Sous les Carolingiens, Minervois (Suburbium Minerbense) était une subdivision de Pagus Narbonensis. En raison de son importance, au IXe siècle, il est devenu Pagus Minerbensis jusqu’à l’ère féodale. Au Moyen Age, les vignobles monastiques se sont développés avec les fondations des abbayes de Lagrasse, Caunes-Minervois, Fontfroide et Saint-Hilaire. Les moines améliorent la viticulture.

Lorsque le l’hérésie des Cathares est devenue dominante, il n’y avait pas d’interdiction sur le vin contrairement à les Bogomiles et les Manichéens qui l’incluaient dans leurs interdictions alimentaires8. Mais pendant la croisade contre les Albigensiens, selon le jésuite Langlois, partisan de la croisade, Henri de Beaujeu, “Pour trois mois, il a occupé ses troupes pour brûler le blé, déchirer les vignes, couper le haies et des arbres pour faire tomber les maisons, pour ruiner les routes, pour faire un désert de l’un des plus beaux pays du monde. “

Le Minervois a été divisé lors de la création du diocèse de Saint-Pons en 1318 par Jean XXII, ce qui signifie que le Minervois historique ne s’adapte plus aux terroirs produisant l’appellation Minervois. Pendant la guerre de Cent Ans, le Prince Noir s’avance dans le Languedoc et son passage se termine par le déracinement du vignoble.

En 1681, l’achèvement par Pierre-Paul Riquet du Canal Royal du Languedoc reliant la Méditerranée à l’océan Atlantique a permis l’installation du vignoble moderne. Comme les céréales, de la fin du XVIIIe au début du XIXe siècle, le vin a été transporté par barge. A partir de 1855, le vignoble connut une forte progression. La crise du mildiou, suivie du phylloxéra, puis la surproduction de vins de qualité inférieure ont engendré la révolte de 1907, qui a trouvé ses leaders dans le Comité des Argeliers.

Pendant l’expansion économique du XVIIIe siècle, le Canal du Midi en particulier y contribue. Le canal a été construit par Pierre Paul Riquet et est maintenant reconnu par l’UNESCO comme un site du patrimoine mondial.

Cet AOC est situé à l’intérieur des terres, au nord des lignes Narbonne et Carcassonne, avec le Canal du Midi et l’Aude comme frontière sud, et la Montagne noire comme frontière nord. La région est située dans deux départements, l’Hérault et l’Aude. La zone comprend 61 municipalités et est située à des altitudes de 50 à 350 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Sur près de 15 000 hectares de vignes, dont 5 000 sont destinés à la production de vins AOC, la large palette de vins de table, de vins de pays et de vins issus de cépages uniques est complétée par trois AOCS distincts :

  • AOC Minervois
  • La Livinière
  • Muscat de Saint Jean de Minervois.

Le décret de l’AOC

Les vignerons du Minervois poursuivent une politique de qualité depuis les années 1950 et ont vu leurs efforts récompensés par l’obtention d’un AOC-AOP en 1985.

61 municipalités ont été définies comme des régions viticoles autorisées. Le pourcentage d’alcool doit être d’au moins 11,5 pour les vins rouges et rosés et de 11 pour les vins blancs. Le rendement peut produire un maximum de 48 hectolitres par hectare. Le décret reconnaît la reconnaissance aOC pour les vins rouges, rosés et blancs

Les cépages suivants sont autorisés pour les vins rouges et rosés : syrah, mourvèdre, grenache lladoner pelut, carignan, cinsault, piquepoul, terret et aspiran.

Les cépages blancs les plus importants sont le grenache blanc, le bourboulenc, la marsanne, la roussanne, le macabeu et le rolle. Le picpoul, la clairette et le terret blanc sont également autorisés en tant que variétés secondaires.

Les vins

Les jeunes vins rouges sont élégants et bien structurés, avec des arômes de cassis, de violette, de cannelle et de vanille. Au fur et à mesure qu’ils mûrissent, les arômes évoluent vers le cuir, les fruits confits et les prunes. Les tanins sont soyeux, l’arrière-goût est long et plein.

Les vins blancs sentent les fruits exotiques et les fleurs.

Lors de la fabrication des vins rouges, il est souvent traqué, traditionnellement vinifié et, après alcoolique, aussi la fermentation malolactique. Ces dernières années, les vins dits rouges Minervois Noble ont également été élaborés avec des vendanges tardives.

La méthode de la saignée est souvent utilisée pour les vins rosés. Ces vins sentent les petits fruits rouges, le cassis et la framboise.

Le climat

Une domination méditerranéenne aux influences océaniques dans la partie occidentale (Clamoux et Côtes Noires). La partie de la Causse au-dessus de 200 mètres a des hivers légèrement rudes.

3 Appellations:

Minervois
An AOC since 1985
La Livinière
An AOC since 1999
Saint Jean de Minervois
An AOC since 1949
61 communes (16 dans l’Hérault et 45 dans l’Aude) 6 communes (5 dans l’Hérault et 1 dans l’Aude) 1 commune
Blancs (3), Rosés (13) et Rouges (84) Seuls les rouges Saint Jean de Minervois
130 000 hectolitres sur 3600 hectares de production 9500 hectolitres sur 350 hectares de production 6 000 hectolitres sur 215 hectares de production
Rendement maximal autorisé de 48 hectolitres par hectare Rendement maximal autorisé de 45 hectolitres par hectare Rendement maximal autorisé de 30 hectolitres par hectare
Principaux cépages rouges et rosés : Syrah, Grenache, Carignan, Cinsault, Mourvèdre Principaux cépages rouges : Syrah, Grenache, Carignan, Cinsault, Mourvèdre et Picpoul Cépage unique : Muscat Petit Grain
Principaux cépages blancs : Grenache, Bourboulenc, Maccabeu, Marsanne, Roussanne
177 établissements vinicoles indépendants 39 établissements vinicoles indépendants6 établissements vinicoles indépendants
17 établissements vinicoles coopératifs2 établissements vinicoles coopératifs1 cave coopérative

Les terroirs

Dans leur descente de la Montagne Noire à l’Aude, les Clamoux, l’Argent Double, l’Ognon et la Cesse ont créé une série de terrasses composées de galets, de grès, de schiste ou de calcaire. Dans le nord-ouest, près de Caunes-Minervois, on trouve des veines de schiste et de marbre rose. Les zones supérieures sont constituées de Causses (zones karstiques), qui sont recoupées avec d’impressionnantes gorges.

Le Petit Causse
(Cesseras et Le Petit Causse)
S’étendant tout le long du piedmont de la Montagne Noire, cette zone bénéficie d’une exposition sud presque universelle. Les pics de température sont parmi les plus élevés du Minervois, et les précipitations parmi les plus faibles. Un secteur chaud, sec, méditerranéen ; ici la viticulture des pentes rencontre la garrigue. Cette zone présente souvent des contraintes pour les vignes, en raison d’un manque d’approvisionnement en eau. Les sols de grès érodés dominent ce terroir, coincé entre les premières zones de chaux des Causses et les terrasses caillouteuses des rives des rivières Ognon et Argent Double.
C’est l’une des zones les plus chaudes et les plus précoces du Minervois. Les vins y sont souvent concentrés, chauds et complexes, caractérisés par des arômes de fruits mijotés.
Le Causse
Cette zone viticole se distingue par son altitude, qui varie de 200m à près de 500m. Il en résulte les températures nocturnes les plus basses du Minervois et un réchauffement thermique plus lent au printemps. Le climat semi-montagneux de cette zone se caractérise également par des précipitations plus abondantes et plus régulières que dans l’ensemble du Minervois. L’autre caractéristique importante de cette zone est la dominance des sols calcaires, qui peut conduire à une surface très pierreuse. Que la pierre soit dure ou molle, la blancheur qu’elle confère au sol permet un réchauffage indirect des plantes et des raisins par rayonnement.
En raison de son altitude, c’est l’une des dernières zones Minervois à être récoltées, et se caractérise par une maturation lente. Parmi les vins, souvent plus vivants que dans les autres zones, la gamme aromatique est marquée par sa fraîcheur, et sa bouche se termine par des tanins qui peuvent prendre de deux à trois ans à adoucir.
Les Mourels
Pris entre le calcaire des Causses au nord et le Serre d’Oupia (une colline atteignant une hauteur de près de 300m) au sud, ce secteur est l’un des plus chauds et des plus sec du Minervois. La végétation méditerranéenne qui se développe sur ces hautes terres vallonneuses ne laisse de l’espace pour la vigne que lorsqu’il y a suffisamment de profondeur de sol utilisable. Les sols de grès dominent dans ce terroir, variant en termes d’érosion et de profondeur. Visibles sur le bord de la route ou dans les fossés, les rives de grès sont des obstacles impénétrables pour les racines de la vigne.
Caractérisée par ses pentes et ses contreforts, cette zone est l’une des plus précoces et les plus chaudes du Minervois. Les vins y sont souvent concentrés, chauds et complexes, caractérisés par des arômes de fruits mijotés et de cassis.
Les Balcons de l’Aude
Toute la zone viticole autour du canal du Midi, en particulier cette partie située au sud/sud-est du Minervois, est celle qui est la plus influencée par la mer Méditerranée (à peine 30 km à mesure que le corbeau vole). Elle se caractérise par des températures souvent supérieures à la moyenne des Minervois, avec des plages globales tempérées par l’influence maritime. Les précipitations sont assez bien réparties au cours de l’année, ce qui permet une alimentation régulière pour les vignes. Les types de sol alternent entre le grès érodé de profondeur variable et les terrasses de l’ère quaternaire pierreuse qui permettent divers degrés de filtration.
Il s’agit de la zone la plus précoce du Minervois (de 2 à 3 semaines d’avance pour la récolte par rapport aux secteurs ultérieurs) et garantit la maturation rapide et régulière des raisins. Pour les cépages qui ont besoin de beaucoup de chaleur, comme Mourvèdre. c’est la zone de choix.
Les Terasses
Face à la montagne Alaric, porte d’entrée des Corbières, et surplombant le marais drainé de Marseillette, la zone centrale du Minervois est la plus tempérée, car les influences méditerranéennes et océaniques y sont considérablement réduites. Les températures sont assez élevées, même si les nuits sont un peu plus fraîches que la moyenne, et il y a peu de précipitations. Il s’agit d’une zone intermédiaire modérée, permettant à la vigne de se développer dans des condtions optimales. Ici aussi, on trouve des sols de grès (de profondeurs variables), qui alternent avec des terrasses de l’époque quaternaire pierreuse. La zone spécifique autour de Marseillette est composée de sols alluviaux.
C’est l’une des zones les plus tempérées du Minervois, où les excès du climat se font le moins sentir. Ainsi, les vins sont équilibrés et remplis de grandes richesses en forme de tanins, de polyphénols et d’anthocyanes (couleur).

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